RACING PARIS - BORDEAUX EC 0-0


RACING PARIS 0BORDEAUX EC 0
Play Off Championnat Rugby
0 spectateurs
16/03/1919
Colombes

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Compte rendu dans la presse
L'Écho des Sports  📄 Gallica
Une lutte ardente et noire C'est à recommencer ! Le Sabec et le Racing n'ont pu savoir hier, à Colombes, qui des deux était le meilleur. Il faudra remettre ça dimanche prochain à Bordeaux. S'efforcer comme ils l'ont fait pendant deux heures d'horloge pour ne rien marquer ni d'un côté ni de l'autre, vraiment ce n'est pas payé Le Racing avait encore modifié son équipe qui se présenta sur le terrain comme suit : Arrière : Chilo ; trois-quarts : de Laborderie, Fouriand, Lacombe, Etcheberry ; demis : Catillon, Saillot ; avants : Berque, Pons, Trotzier, Dillenseger, Labeyrie, Thierry, Strohl, Halcet. Voici l'équipe du Sabec : Arrière : Mazarico ; trois-quarts : Loubatié, Laborde, Guyon, Nachat ; demis : Biraben, Bajac ; avants : Bonnet, Ebrard, Blondel, Larouture, Valade, Taillefer, Hourdebaight, Duthil. La partie fut de celles qu'il est autant dire impossible de décrire. Sauf à de trop rares intervalles, elle consista uniquement dans du jeu d'avants mais un jeu hermétique. Le « pack » du Sabec a une réputation à soutenir et hier, il lui a fait honneur, si l'on peut dire. Il a réussi à fermer le jeu mais à le fermer si bien qu'il n'en sortait pas plus d'occasions d'attaquer pour lui que pour son adversaire. Taillefer se montra pourtant, à la circonstance, dribbleur adroit. Il n'était soutenu que de façon fort imparfaite et il ne fut pas rare de le voir partir, la balle au pied, tout seul. Il ne pouvait aller loin. La ligne d'avants du Racing fut une digne rivale de celle d'en face. Il sembla, toutefois, que, dans le jeu fermé, elle fut inférieure. Et sans doute, si les rouges avaient eu plus de méthode, ils auraient efficacement gagné du terrain, mais lorsque ceci leur arrivait, l'on ne peut dire qu'ils en aient réellement profité. Le camp du Racing ne parut en réel danger qu'en une circonstance, où une mêlée fut formée à quelques mètres de sa ligne de but. Les rouges l'enfoncèrent mais un racingman toucha. Durant presque toute la partie, le jeu se tint entre les deux lignes de 22 mètres. En dehors de cette sorte de mêlées ouvertes, dans lesquelles les avants sabécistes essaient de gagner du terrain en poussant, la tactique des Sabécistes consista uniquement en coups de pied à suivre. Ce fut la seule que leurs trois-quarts aient employée. Elle peut rapporter, sans doute, avec une ligne d'avants aussi mordante, mais c'est un procédé un peu incertain. En défense, par exemple, les rouges sont un peu là. Ils plaquent sans pitié. L'arrière, Mazarico, est excellent sur l'homme. Il est fort adroit mais son coup de pied ne va pas en touche ou y va trop près. Chilo, sous ce rapport, lui fut supérieur. Bien que je ne veuille pas faire de peine aux Bordelais, je dois dire que le Racing donna plus souvent l'impression d'être dangereux. Non pas qu'il se soit approché plus près de la ligne de but sabéciste, mais certaines de ses attaques de trois-quarts furent conduites dans un grand style. Elles échouèrent sur des maladresses, ce qui n'est pas une excuse. Du moins elles pimentèrent par moments une partie un peu obscure et qui avait grand besoin de ces éclaircies. Le demi d'ouverture, Catillon, nom d'emprunt d'un international fort connu qui joua à cette place contre l'armée néo-zélandaise, sût créer de nombreuses occasions dont ses camarades profitèrent du mieux qu'ils purent mais pas suffisamment. Lacombe parût un peu trop préoccupé de placer son coup de pied. Saillot se tira convenablement du poste de demi de mêlée. Le meilleur des avants fut, de loin, Strohl. Thierry, touché au bout de vingt minutes de jeu, ne put guère s'employer. M. Teste arbitra avec impartialité et avec rigueur. L'un et l'autre étaient nécessaires. F. Estrade.



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